le jour d'après

Le jour d’après – Conditions du redémarrage en externe

Cette crise du COVID-19 aura, pour beaucoup d’organisations, été un nouveau baptême du feu de la solidité de leurs relations fournisseurs. Nous avons consacré plusieurs articles sur le sujet avant et après début de crise Covid-19. Nous vous invitions à les consulter, car ils sont appuyés sur une réelle expertise de terrain :

Nous l’évoquions dans notre article « Coronavirus, supply chain et risk assessment », c’est souvent la qualité de la relation construite avec ses prestataires sur plusieurs années qui aura permis aux organisations d’assurer la continuité de leurs activités.

Reconnaître la contribution réelle en interne, mais aussi en externe, de toutes les parties prenantes dont les fournisseurs (branches professionnelles, administrations, etc.) sera donc nécessaire. Nous le retrouvons d’ailleurs dans les nouvelles normes ISO et EN.

Le jour d’après doit par conséquent insister sur les points suivants :

  • Reconnaître les efforts et la contribution de ses fournisseurs. Certains auront mené des actions remarquables pour permettre la continuité de la chaine d’approvisionnement : réorganisation des ateliers, fournitures d’équipements de protection pour permettre aux employés de travailler en toute sécurité, mise en place de nouvelles équipes (nuit, week-ends) en supportant les coûts, organisation de transports exceptionnels (aériens ou express) …
  • Comprendre les défaillances externes : identifications des goulots d’étranglement chez les prestataires défaillants, revoir les programmes d’audits et d’accompagnement dans le déploiement d’un système qualité robuste, remise en question parfois nécessaire de l’appartenance de certains fournisseurs au panel…

Attention cependant à ne pas tomber dans un certain narcissisme visant à transférer l’entière responsabilité des défaillances sur les parties externes et à s’approprier les mérites, car bien souvent, dans les mots de John F. Kennedy « la victoire a cent pères et la défaite est orpheline ».

Il faudra également noter que des analyses symétriques seront aussi faites par les fournisseurs au regard de leurs clients. Cela pourra avoir l’une de 2 conséquences : un renforcement de l’intérêt pour un marché ou l’inverse. C’est d’ailleurs souvent ce dernier cas que l’on observe malheureusement, bien souvent dans l’industrie automobile, où les faibles marges ne valent plus le fardeau des responsabilités et des risques de plus en plus transférés en aval de la chaine d’approvisionnement, indépendamment des volumes.

En parlant de volumes, nous l’observons de plus en plus, la chasse à la croissance s’affaiblit et est remplacée par celle à la fiabilité des prévisions. Les promesses de volumes énormes n’ont plus l’effet d’appât escompté, ayant certainement, à de trop nombreuses reprises, fait l’objet de désillusions et laissant le plus souvent les parties externes essuyer l’essentiel des pertes (stocks obsolètes non rachetés, prix négociés sur de gros volumes maintenus, investissement capacitaire non utilisé…).

La crise que nous traversons actuellement ne doit pas masquer la tendance de fond qu’est celle de la raréfaction des ressources naturelles, la complexité des chaines d’approvisionnement et la dépendance croissante et concentrée sur un nombre limité d’acteurs. Il est important de ne pas se laisser bercer par l’illusion d’une récupération en « V » de l’économie en pensant que les difficultés actuelles ne tiennent qu’à la crise du COVID-19. Le jour d’après est à la frugalité ou « LEAN », sujet que nous approfondirons à nouveau prochainement dans le cadre du jour d’après.

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